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Mobilité Hydrogène
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Véhicules utilitaires : les fourgons (enfin) en route vers l’électrification 

Ils débarquent. Si les modèles de fourgons électriques ont pris leur temps s’aventurer dans les catalogues des constructeurs – il y a dix ans les professionnels n’avaient le choix qu’entre deux modèles, le Daily Electrique d’Iveco et l’Electron de Gruau – les modèles disponibles se multiplient enfin : au printemps 2018 Renault a lancé la version zéro-émission de son Master[1]. Son concurrent, le Volkswagen e-Crafter, devrait suivre avant fin 2018 [2], tout comme le Maxus EV développé et fabriqué en Chine[3]. Le e-Vito de Mercedes devrait, lui, arriver début 2019[4].

 

Il faut dire que le temps presse. Certes, les Véhicules Utilitaires Légers (VUL), dont les fourgons font partie – ont des contraintes allégées en matière d’émissions de CO2 : le seuil qu’ils ne devront pas dépasser en 2020 est de 147 g de CO2 / km, contre 95 g pour les véhicules particuliers. Ils semblaient même sur la bonne pente pour le respecter[5]. Mais le passage au cycle WTLP, même décalé d’un an pour les VUL (septembre 2019)[6] arrive vite, et il pourrait réviser à la hausse les émissions de CO2 de l’ensemble des véhicules[7]. Ceci alors que la lutte contre la pollution s’intensifie – les zones à ultra-basses émission en place à Londres s’étendent déjà[8], et l’idée fait son chemin en France, dans le projet de loi Mobilités à venir[9].

 

Cette arrivée dans les catalogues se traduira-t-il par une explosion des ventes ? Sans doute pas à très court terme. Si les performances des fourgons électriques se sont en effet améliorées, les prix restent encore élevés[10]. Ils s’adressent donc, par nature, à des cibles précises de clients – les flottes de certaines grandes entreprises de livraison par exemple, pour le Renault Master ZE[11]. Surtout, le temps de recharge (souvent plusieurs heures) pourrait refroidir de nombreux professionnels.

 

Il n’empêche. Les bases du décollage sont là. D’autant qu’une fois développées les plateformes de production, il est aisé d’alléger les contraintes de recharge et d’autonomie associées aux VUL à batterie. Il suffit de leur ajouter un système hydrogène, dont Symbio est un fournisseur reconnu (notamment pour le Renault Kangoo ZE RE H2). Le Ministre Nicolas Hulot a reconnu l’intérêt de la mobilité hydrogène en juin 2018, lorsqu’il a annoncé un plan de déploiement de la filière[12]. Les VUL zéro-émission débarquent donc, et ce n’est qu’un début…

 

  • e-Vito de Mercedes
  • Maxus EV
  • Volkswagen e-Crafter
  • Renault Master

[1] https://www.largus.fr/actualite-automobile/master-ze-le-nouvel-utilitaire-electrique-de-renault-9022396.html.

[2] http://www.automobile-propre.com/utilitaires-voitures-electriques-principales-sorties-attendues-2018/

[3] http://www.transportinfo.fr/vul-electrique-le-maxus-ev80-arrive-en-france/

[4] http://www.transportinfo.fr/vul-electriques-mercedes-sous-tension/

[5] https://www.eea.europa.eu/highlights/carbon-dioxide-emissions-from-new

[6] https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036677841&categorieLien=id

[7] https://www.caradisiac.com/pollution-pourquoi-la-norme-euro-6c-et-le-cycle-wltp-vont-perturber-le-marche-automobile-167703.htm

[8] https://lepetitjournal.com/londres/extension-de-la-zone-tres-faible-emission-carbone-londres-232703

[9] https://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250281478617

[10] https://www.moteurnature.com/28109-iveco-daily-electric-desormais-avec-280-km-d-autonomie

[11] http://www.automobile-propre.com/renault-master-ze-cher-tres-cher-fourgon-electrique/

[12] https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Plan_deploiement_hydrogene.pdf